Ainsi ai-je entendu: En une occasion, le Fortuné séjournait près de Savatthi, dans le bois de Jéta, le parc d'Anathapindika. En cette occasion-là, il s'adressa aux bhikkhous: —Bhikkhous! —Bhadanté, répondirent les bhikkhous au Fortuné. Le Fortuné leur dit alors: —Bhikkhous, avant mon éveil, lorsque j'étais un bodhisatta, que je n'étais pas encore pleinement éveillé, je me suis dit: «Et si je séparais mes pensées en deux?» Alors je mis dans un premier groupe les pensées de sensualité, les pensées de malveillance, et les pensées de non-inoffensivité, et je mis dans un second groupe les pensées de renoncement, les pensées de bienveillance et les pensées de non-nuisance. Tandis que je demeurais ainsi assidu, ardent et voué à l'effort, une pensée de sensualité apparut en moi. Je discernai: «Cette pensée de sensualité est apparue en moi. Elle mène à mon propre préjudice, elle mène au préjudice des autres, elle mène au préjudice des deux, elle fait cesser le discernement,...